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L’anorgasmie !

L’anorgasmie avec un « A » privatif de liberté, qui sonne comme une privation de la liberté de jouir. Comme une privation de vivre pleinement sa sexualité.

Si l’orgasme n’est pas « La » finalité ou ne doit pas être la quête du « Graal ». Vous serez sans doute d’accord avec moi que c’est quand même sympa de connaître ce moment si particulier et si agréable.

Il est à mon sens intéressant de préciser que l’anorgasmie est un sujet que les hommes et les femmes peuvent connaître. Tout comme un homme peut avoir une éjaculation sans connaître d’orgasme. Cependant, bien souvent ce sont les femmes qui viennent en cabinet pour consulter au sujet de cette problématique rencontrée. 

L’anorgasmie est souvent rencontrée par les sujets aux personnalités sèches. Les personnes rigides ou qui sont dans le sur-contrôle. Celles qui souhaitent toujours avoir le dessus. La question émotionnelle de la colère se pose, le rejet de la colère. Cette colère qui fait partie des six émotions exprimées lors de l’orgasme dont l’expression peut faire peur.

Il est aussi à mon sens fondamental de préciser qu’il n’y a qu’une infinie proportion de la population qui physiologiquement ne peut pas avoir d’orgasme. A ces très rares exceptions près toutes les femmes peuvent connaître l’orgasme et ont la physiologie pour. Aussi il serait plus juste de cesser de utiliser le terme de femme « anorgasmique » (si tenté que nous fassions le jeu des étiquettes), au profit de l’utilisation du terme « pré orgasmique ». Ce qui me permet en un sens d’introduire la précision d’anorgasmie primaire ou secondaire.

L’adjectif primaire ici indique que le sujet n’a jamais connu l’orgasme. À la différence de l’anorgasmie secondaire qui dans ce cas désigne un sujet qui a déjà connu l’orgasme dans vie sexuelle. Sujet qui suite à des divers évènements n’est plus en capacité de connaître l’orgasme.

À l’opposé du sujet de cet article, dans un superbe documentaire vidéo Jacques Salomé interviewé par la chaîne Youtube La télé de Lilou  précise qu’il n’y a pas de femmes incapable de devenir « fontaine » mais que : « Toutes les femmes sont fontaine, il y a celles qui le savent et toutes celles qui ne le savent pas encore. »

Et si ce n’est pas le sujet du jour, alors cela sera celui d’un prochain article.

Qu’est-ce que précisément l’anorgasmie ?

Selon le dictionnaire Larrousse : « anorgasmie n.f.

Absence ou insuffisance d’orgasme au cours d’un acte sexuel. »

L’anorgasmie est « l’absence ou insuffisance d’orgasme au cours d’un acte sexuel ». Cela ne nous renseigne pas sur les causes de cette absence, ni surtout comment remédier à cet absence.

Le pourquoi ?

Il y a de multiples raisons à cette absence ou cette insuffisance. Les causes sont donc multifactorielles et pas nécessairement cumulatives. Une cause peut suffire pour provoquer un trouble de l’orgasme.

Cela peut être en lien avec un abus qu’il soit présent dans la mémoire du sujet ou bien enfoui. La personne a pu préférer en faire un déni. Une autre cause très classique de l’anorgasmie est aussi la loyauté à la lignée des femmes de la famille. Comment je choisis d’être loyale, toujours consciemment ou inconsciemment, à la représentation que je me fais de la sexualité de ma mère et des autres femmes de la lignée dans la famille. Pour expliquer ce phénomène la compréhension de l’existence de liens d’inconscient à inconscient entre personnes est utile. 

Les craintes, les peurs, sont des facteurs favorisant l’anorgasmie. 

La peur de la puissance orgasmique et de ce qui pourrait « sortir » de soi, à commencer par le « je sens que là ça va être trop ». La peur de perte du contrôle, peur de la puissance sexuelle qui pourrait s’exprimée, la peur de l’extase. La peur de son image, celle de son visage et des manifestations de l’orgasme sur celui-ci pendant l’acte d’amour. Les troubles de l’humeur ou l’incapacité à lâcher prise, à s’abandonner. L’autorisation de s’abandonner aux mains de son partenaire que l’on se donne ou que l’on se refuse.

Une autre raison est la méconnaissance de son corps.

Notamment pour les femmes qui, à la différence des hommes qui voient leur sexe, les femmes elles doivent croire leur sexe. Aussi le manque de considération pour son corps, le manque d’amour envers lui. D’une manière générale, il est question de l’autorisation que la personne va se donner à connaître ce phénomène, cela est encore plus vrai pour la femme dont le fonctionnement du désir est en lien avec le système lymbique et tout ce qui va toucher à l’émotionnel. Tandis que l’homme a un fonctionnement reptilien et instinctif ce qui explique nos modes de fonctionnement différents et toutes les difficultés qu’un couple peut connaître dans sa sexualité et dans son existence même.

 Une fois que l’on a dit cela on a dit beaucoup de choses et assez peu quant aux solutions à employer pour connaître l’orgasme.

Et le comment y remédier !

Que pouvons-nous faire pour remédier à cette situation ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour faire changer les choses ?

Il est intéressant de répondre à de simples questions : Qui seriez-vous si vous aviez des orgasmes ? Quelle femme seriez-vous si vous avez des orgasmes ? Qu’est-ce que cette absence d’orgasme me permet d’obtenir ?

Apprendre à lâcher prise, bien plus facile à dire qu’à faire pour les personnes qui n’y sont pas habituées. Eviter de penser à la liste de courses ou mettre la charge mentale de côté pendant le rapport est un bon début. Pour aller plus loin, la méditation, la sophrologie et toutes les autres disciplines comme l’hypnose également, vont permettre d’apprendre à déconnecter le mental pour revenir à l’écoute de son corps.

Entrer dans une nouvelle relation à son corps. Pour Carl Gustav JUNG il est important de « se marier avec soi-même » et de faire dialoguer le « corps que j’ai », le corps que les autres voient, le corps fonctionnel et le «  corps que je suis » l’histoire de mon corps, ce que ce corps raconte pour soi-même. En faisant dialoguer ces deux corps alors nous pourrons entrer en amitié avec soi-même et s’autoriser. Il faut investir le « corps que je suis ».

(Ré)Apprendre à prendre du plaisir… En apprenant à se toucher, en se caressant, en reprenant contact avec son corps, avec ses sens, avec  toute sa sensorialité. De la même façon que nous faisons des exercices de rééducation chez le kiné, il est important pour qui veut (re)trouver le chemin de l’orgasme de prendre le temps plusieurs fois dans la semaine de se caresser et d’être à l’écoute des manifestations de son corps à ces occasions.

La pratique du néo-tantra est également un excellent exercice pour se reconnecter à son corps. En couple ou non, le néo-tantra permet une meilleure connaissance de soi et de son corps. Il permet de développer la sensorialité mais aussi d’accéder à une déconnexion du mental.

Enfin il est important de « cesser de chercher l’orgasme, pour se laisser trouver par l’orgasme » selon Alain HÉRIL, alors de cette façon nous rentrons dans une toute autre dimension de plaisir, je vous invite à essayer. N’hésitez pas me faire par de votre retour d’expérience J !

Enfin, évidemment vous pouvez faire un travail thérapeutique en sexothérapie en cabinet pour être guidé(e) dans ce cheminement personnel.

Pour conclure,

Retenez une chose, l’autorisation est La clé ! C’est cette autorisation qui débloque tout…

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